Bienveillance envers le cheval

Accepter et comprendre les émotions de son cheval

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Nous ressentons quotidiennement des émotions; des émotions de peur (peur de tomber, peur de ne pas réussir, peur du regard de l’autre, peur de mal faire, peur de…), des émotions de colère, des émotions de tristesse et aussi des émotions de joie, de gratitude ou d’apaisement… En une journée nous pouvons ressentir jusqu’à cinquante émotions différentes.

Qu’est-ce qu’une émotion cherche à me dire? Les émotions ne sont ni positives, ni négatives. Elles sont certes agréables ou désagréables à vivre mais ce qu’elles cherchent, c’est nous faire BOUGER. Essayer de ne plus ressentir de sentiments « négatifs » amènerait à refouler un message que notre corps a à nous faire passer. Si vous ressentez de la colère, bougez vos fesses et faites quelque chose pour vous sentir mieux. Si vous avez peur, de même, recherchez quelle action vous pouvez faire dès maintenant pour retrouver la sérénité. Si nous nous sentons bien, nous avons comme information: je me sens bien donc j’ai FAIT ce que j’avais à faire.

Accepter ses émotions n’est pas forcément facile dans la société actuelle. Le système binaire amène à classifier en positif et négatif, et donc malheureusement la peur et la colère sont souvent considérées comme “mauvaises” et les émotions de type « confiant, amour, gratitude » comme “bonnes”. En gros, nous apprenons que les gens qui se mettent en colère sont mauvais et que les gens plein d’amour sont bons. Ce type de pensée conduit directement à l’envie de CONTROLER l’autre afin qu’il arrête d’être en colère, afin qu’il arrête d’avoir peur. Nous entendons alors: « eh oh calme toi, arrête ça, ça sert à rien d’avoir peur, Ne stress pas, etc… » Nous ne supportons pas la douleur de l’autre en face et nous voulons alors prendre le contrôle de ce qu’il ressent pour atténuer NOTRE souffrance. Ce que nous ressentons est là pour une raison et refouler ce que nous ressentons et essayer de contrôler l’autre pour qu’il refoule son émotion ne va en rien aider à la situation. En effet, si la personne est en colère, l’aider à comprendre pourquoi et l’aider à trouver une stratégie pour qu’elle se sente mieux est bien plus adaptée que de lui dire « tais-toi c’est mal d’être en colère »…

Prendre conscience de ça est important dans la relation humain/ cheval. Et oui, le cheval a lui aussi des émotions. Son cerveau émotionnel étant très développé il vit de très vives émotions. Ayant déjà du mal à accepter nos émotions et celles des autres, il est souvent difficile d’accepter les émotions du cheval. Nous voyons souvent de la violence envers le cheval à ce moment là. Ne supportant pas les émotions du cheval (peur, colère, nous tentons de le faire taire par tous les moyens…). Accepter les émotions du cheval est pourtant une des clés pour entretenir une relation saine avec le cheval. Accepter qu’il ait des émotions, accepter qu’elles soient là pour lui indiquer quelque chose de précis (et à nous indiquer à nous aussi) pour enfin apprendre à son cheval à les gérer dans SON intérêt sans entrer dans le contrôle ou dans le fait qu’il refoule ses émotions.

C’est pour cela que lorsque nous éduquons un cheval, nous lui apprenons en tout premier lieu à gérer ses émotions. C’est notre rôle d’éducateur de l’aider à apprendre comment gérer ses peurs, et de lui indiquer les stratégies qu’il peut prendre pour satisfaire ses besoins. Le cheval ne demande qu’une chose quand il est avec nous: se sentir serein et ressentir des émotions agréables pour lui. De même que pour nous (et même plus rapidement et efficacement que nous) s’il a une émotion désagréable (peur, colère, etc…) tout son être va faire en sorte de passer à l’ACTION afin de changer son état. Ceci provoque des chevaux qui paniquent, arrachent la longe, se défendent, agressent, se renferment… Nous parlons parfois d’un cheval qui manque de respect. Un cheval qui se défend ne le fait pas contre vous mais juste pour se sentir mieux et retrouver une émotion agréable. Si le cheval à peur il va chercher à fuir, si sa stratégie de fuite ne vous convient pas, à vous dans l’éducation de lui apprendre comment s’apaiser autrement qu’en fuyant.

N’oubliez jamais qu’un cheval qui a peur se défend: soit en fuyant en courant, soit en fuyant intérieurement (ce qu’on appel les chevaux mous), soit en se figeant ou soit en agressant. N’oubliez jamais non plus qu’il ne le fait pas contre vous, mais que tout son corps, toute son âme lui indique de se protéger en fuyant pour retrouver la sérénité… et maintenir son intégrité aussi bien physique que mentale…

“Extrait du livre en écriture actuellement”

1 Comment

  1. emmanta deaubonne

    1 December 2017 at 8 h 49 min

    Vivement ce livre ♡♡♡

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